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lundi 20 décembre 2010

Réalisme

Réalisme


Le réalisme en peinture
Le réalisme est un mouvement artistique du XIXe siècle qui se déroule environ de 1830 à 1870. Il fait la transition entre le romantisme et l'impressionnisme. Il étudie la réalité dans son authenticité.
La révolution de Juillet contre la Seconde Restauration a des répercussions dans le domaine artistique : les conventions néoclassiques alors en vigueur sont rejetées et le réalisme s'affirme. Là où le néoclassicisme se référait à la pensée antique d'un idéal parfait, équilibré, mesuré, le réalisme veut montrer ce qu'il représente de manière objective. On peut rapprocher cette pensée des avancées techniques qui avaient alors lieu lors de la Révolution industrielle. Appliquant une méthode dérivée de la méthode scientifique, l'artiste s'attache alors à représenter ce qu'il voit et non plus des sujets académiques. Les paysans ou les gens du peuple deviennent des sujets de tableaux.
Il y a trois peintres fondamentaux : Jean-Baptiste Corot, Gustave Courbet et Jean-François Millet, dont Champfleury défendra l'esthétique.

Jean-Baptiste Corot

Jean-Baptiste Camille Corot, né le 16 juillet 1796[1] à Paris et mort dans le 10e arrondissement de Paris, au 56 de la rue du Faubourg-Poissonnière[2], le 22 février 1875, est un peintre français.
Il passa longtemps pour être un peintre amateur qui avait tout loisir de voyager non seulement un peu partout en France, mais aussi en Italie, où il résida à trois reprises. Au cours de ses pérégrinations, il ne cessa de peindre des paysages idylliques, généralement étoffés de petits personnages, selon les règles du paysage classique. Il est enterré au Père Lachaise.

L'église de Rolleboise. COROT Musée du Louvre

Gustave Courbet

Gustave Courbet (10 juin 1819 à Ornans, près de Besançon, Doubs - 31 décembre 1877 à La Tour-de-Peilz en Suisse) est un peintre français du XIXe siècle, chef de file du courant réaliste. Son réalisme fit scandale. Engagé dans les mouvements politiques de son temps, il a été l'un des élus de la Commune de 1871 accusé d'avoir fait renverser la colonne Vendôme, il fut condamné à la faire relever à ses frais ; libéré de prison, il se réfugia en Suisse.

L'Enterrement à Ornans

Jean-François Millet

Jean-François Millet (4 octobre 1814 - 20 janvier 1875) est un artiste-peintre, pastelliste, graveur et dessinateur du XIXe siècle, l’un des fondateurs de l’école de Barbizon. Il est particulièrement célèbre pour ses scènes champêtres et de la paysannerie.
Il fut influencé par Courbet.


Voir aussi Hyperréalisme

Hyperréalisme

L'hyperréalisme est un mouvement artistique franco-américain du XXe siècle d'origine américaine, caractérisé par une représentation figurative ultra-réaliste.

À la suite de l'expressionnisme abstrait, qui voulait arriver à une expression de l’artiste grâce à la peinture gestuelle (action painting) et en s’appuyant sur le hasard, et qui donnait des peintures abstraites aux formats gigantesques, et à celle du Pop Art, qui récupérait les images de la publicité et de la société de consommation, l’hyperréalisme suivit la voie de ce dernier et s’opposa parfois au premier. L'influence de la photographie dans le mouvement hyperréaliste est également majeure. Les peintures hyperréalistes montrent des scènes de la vie courante, des portraits ou encore des voitures rutilantes. Mais il y a plusieurs hypothèses : l'une qui considère que l'hyperréalisme n'est qu'une suite du Pop Art, parce qu'il utilise comme lui des symboles populaires, l'autre qui voit dans l'hyperréalisme une rupture d'avec l'abstraction, en faisant ressurgir la figuration.
L'hyperréalisme consiste en la reproduction à l'identique d'une photographie en peinture, tellement réaliste que le spectateur vient à se demander si la nature de l'œuvre artistique est une peinture ou une photographie. Les artistes utilisaient des sources diverses telles que des photos de magazines ou des photographies personnelles comme modèle de leur peinture. Pour la reproduire les peintres soit projetaient à l'aide d'un rétro-projecteur l'image sur leur toile et ensuite peignaient en fonction de ce qu'ils voyaient, soit imprimaient sur grand format une photo et peignaient directement sur la photo, soit utilisaient la technique de « mise au carreau ». La photographie ne devait pas être source d'émotion. Les peintres hyperréalistes recherchent la neutralité, ils n'ont pas pour but de dénoncer quoi que ce soit, ils montrent le monde de manière objective, en font le simple constat.

Gerhard Richter

Gerhard Richter, né à Dresde[1] le 9 février 1932, est un artiste peintre allemand sonr l"œuvre est reconnue, depuis les années 1980 « comme une expérience artistique inédite et remarquable ». Peintre. Polymorphe: figuratif, abstrait.

skull

Frédéric Gracia

Frédéric Gracia est un artiste peintre français né à Paris le 8 avril 1959.
Son travail, nettement orienté vers l'hyperréalisme onirique, aborde des thèmes aussi éclectiques que les profondeurs sous-marines ou les volcans, des études et recherches sur la couleur fluo, les gouttes d'eau sur fond de sols lunaires cratérisés, et naturellement les compositions sur le thème de l'Espace ou l'Exploration du Monde ...


clair de terre

John de Andrea

John De Andrea est né à Denver, Colorado le 24 novembre 1941. C'est un sculpteur américain.
Il est associé au courant de l'Hyperréalisme.
Sur la base d’empreintes humaines, il réalise des répliques en polyester et fibre de verre d’un réalisme étonnant. Ses réalisations humaines quasi-réelles sont pour le plus souvent nues. A partir de ses statues, John De Andrea réalise des photos du réel en trois dimensions. Il a récemment conçu les mêmes personnages à partir de bronze peint.

John De Andrea Allegory:after Courbet 1988.

Symbolisme (art)

Symbolisme (art)

Le symbolisme est un mouvement littéraire et artistique apparu en France et en Belgique vers 1870, en réaction au naturalisme et au mouvement parnassien. Ce mouvement s'est exporté jusqu'en Russie, en particulier grâce à Valéry Brioussov, poète et fondateur du symbolisme russe. Voir aussi les Préraphaëlites en Angleterre.
Le mot est proposé par Jean Moréas, qui utilise ici l'étymologie du mot symbole (« jeter ensemble ») pour désigner l'analogie que cette poésie souhaite établir entre l'Idée abstraite et l'image chargée de l'exprimer. Pour les Symbolistes, le monde ne saurait se limiter à une apparence concrète réductible à la connaissance rationnelle. Il est un mystère à déchiffrer dans les correspondances qui frappent d'inanité le cloisonnement des sens : sons, couleurs, visions participent d'une même intuition qui fait du Poète une sorte de mage. Le symbolisme oscille ainsi entre des formes capables à la fois d'évoquer une réalité supérieure et d'inviter le lecteur à un véritable déchiffrement : d'abord voué à créer des impressions - notamment par l'harmonie musicale - un souci de rigueur l'infléchira bientôt vers la recherche d'un langage inédit. L'influence de Stéphane Mallarmé est ici considérable, ce qui entraîne la poésie vers l'hermétisme.


Gustave Moreau

Élu à l'Académie des Beaux-Arts en 1888, Gustave Moreau est nommé professeur en 1892. Il compte parmi ses élèves Adolphe Beaufrère, Henri Matisse, Raoul du Gardier, Albert Marquet et Georges Rouault.
Il fait de nombreux voyages en Italie (Rome, Florence, Milan, Pise, Sienne, Naples, Venise), où il passe des mois à copier les œuvres du Titien, de Léonard de Vinci et les fresques de Michel-Ange de la Chapelle Sixtine. Il emprunte beaucoup aux maîtres de la Renaissance et intègre également des motifs exotiques et orientaux dans ses compositions picturales.
À la fin de sa vie, il fait brûler toute la correspondance échangée avec la seule femme qu'il ait jamais aimée, Alexandrine Dureux. Il a vécu avec elle et sa mère sous le même toit pendant de nombreuses années. Ils n'ont toutefois jamais été mariés.
Il est inhumé au cimetière de Montmartre.

Œdipe et le Sphinx (1864)

Franz von Stuck

Franz von Stuck (23 février 1863 - 30 août 1928) était un peintre allemand symboliste et expressionniste; il était aussi sculpteur, graveur et architecte.
Il est né à Tettenweis, en Bavière, et a suivi des cours à l'académie de Munich.
Il a commencé à se faire un nom avec des illustrations pour le Fliegende Blätter et la création de vignettes pour la décoration des livres. Il ne se consacra à la peinture qu'à partir de 1889, où il obtint un succès avec son premier tableau The Warder of Paradise.
Son style en peinture est basé sur une grande maitrise de la composition et serait plutot sculptural que pictural. Ses sujets favoris sont de nature mythologique et allégorique. Mais son traitement de sujets classiques est généralement peu conventionnel. La statuette d'une athlète, dont des exemplaires en bronze se trouvent à Berlin, Budapest et Hambourg, montre son talent plastique.
Parmi ses tableaux les plus connus, on peut citer Le péché et Guerre, à la Pinakothek de Munich, Le Sphinx, La Crucifixion, Les Rivaux, Paradis perdu, Oedipe, Tentation, et Lucifer.
Bien qu'il fut un des acteurs majeurs de la Sezession de Munich, il fut aussi professeur à l'Académie.


Salomé dansant la danse des sept voiles, 1906

Gustav Klimt

Gustav Klimt Né le 14 juillet 1862 à Baumgarten près de Vienne, mort le 6 février 1918 à Vienne, XIXe ‑ XXe siècles, est un peintre symboliste autrichien, et l'un des membres les plus en vue du mouvement Art nouveau de Vienne. Peintre de compositions à personnages, sujets allégoriques, figures, nus, portraits, paysages, dessinateur, décorateur, peintres de cartons de tapisseries, cartons de mosaïques, céramiste, lithographe.

Wasserschlangen I (Freundinnen I): Hydre I (Amis I), 1904-1907

Odilon Redon

Odilon Redon, né le 20 avril 1840 à Bordeaux et mort le 6 juillet 1916 à Paris, fut un peintre symboliste et coloriste de la fin du XIXe siècle. Son art explore les méandres de la pensée, l'aspect sombre et ésotérique de l'âme humaine, empreint des mécanismes du rêve.

l’Araignée qui pleure, fusain, 1881

Figuration narrative

Figuration narrative

La figuration narrative est un style pictural, un mouvement artistique apparu au début des années 1960 en France, en opposition à l'abstraction et au Nouveau Réalisme.
La figuration narrative est rattachée généralement à la nouvelle figuration ou au pop art, mais avec moins d'idéologie et plus de traitement de l'anecdote. Il n'a pas été structuré, en particulier, par un manifeste. Parmi ses inspirations (cadrages, montages) on compte la bande dessinée, la photographie, la publicité, le cinéma, en fait, l'ensemble des images du quotidien. Les thèmes des œuvres sont rattachés généralement aux scènes du quotidien et à des revendications sociales ou politiques.
Si le terme apparaît antérieurement, la figuration narrative obtient notamment son acte de naissance à travers l'exposition Mythologies quotidiennes de 1964, au Musée d'art moderne de la Ville de Paris[



Gérard Fromanger qui nous a raconté certaines de ces expériences partagées avec Anna Kamp : « lorsque mon atelier a brûlé en 1964, j’ai perdu toutes mes œuvres en cours, je me suis retrouvé ruiné. »

Voici un de ses tableaux connu un peu partout dans le monde « violet d’Egypte » peint en 1972. C’est une peinture à l’huile sur toile.

Voici Gérard Fromanger qui présente l’un de ses tableaux.
Art Sénat 2005, une exposition rétrospective et la parution d’un livre : autant d’excellentes occasions de dialoguer avec Gérard Fromanger, un peintre qui n’est pas seulement "un maître de la figuration narrative" - bien sûr il l’est -, mais plus spécifiquement un artiste qui produit un art en mouvement. En libres mouvements et changements que peu de plasticiens reconnus s’autorisent. Derrière le tableau, juste au-delà de la signature se trouve, « soutient l’artiste dans sa liberté » ?

Nous vous présentons quelques uns de ses tableaux :
Portrait Claude spielmann
la vie d’artiste
Demi-sphère portrait
Michel Foucault
Existe 1976
Gérard fromanger


Erró

L'artiste peintre islandais Erró, de son vrai nom Gudmundur Gudmunson, naît à Ólafsvík le 19 juillet 1932.



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Portrait de Erró - Image tirée d'une vidéo pour l'Encyclopédie audiovisuelle de l'art contemporain - Auteur : Pantalaskas, 1995
A l’âge de dix ans, Gudmundur est fasciné par les oeuvres d’art reproduites dans un catalogue du Musée d’Art Moderne de New York.

A partir de septembre 1949, Erró étudie à l’Ecole des Beaux-Arts de Reykjavík et s’initie notamment à la technique des papiers découpés. Il obtient le diplôme de professeur d’art au printemps 1951. A partir de 1952, il complète sa formation à l’Académie des Beaux-Arts d’Oslo et suit un cours de gravure à l’École des arts décoratifs et industriels. En 1954, Erró entre à l’Académie des Beaux-Arts de Florence et en 1955 il étudie les mosaïques byzantines au sein de l’Ecole de mosaïque de Ravenne. Pendant les années 50, Erró voyage en Espagne, en Italie, en France et en Allemagne.
En 1958, à Jaffa, Erró exécute les dessins-collages de la série "Démasquez les physiciens, videz les laboratoires !" (ou "Radioactivity"), intitulée ainsi d’après le tract surréaliste parisien du 18 février contre la bombe atomique. Il s’installe définitivement à Paris. En 1959, grâce à Jean-Jacques Lebel, Erró rencontre des personnalités liées au mouvement surréaliste. Il entreprend une centaine de collages sur lesquels plusieurs tableaux s’appuient, en partie ou en totalité. Il utilise parfois le projecteur pour le report sur la toile.
À Reykjavík, en 1960, Erró montre ses premiers tableaux-collages "Méca-Make-Up" à Dieter Roth qui lui suggère de peindre en plus grand les collages restants de la série. En 1962, Erró diffuse à Venise le manifeste "Mécanismo" où apparaît la notion de "mécacollage". Il Compose "100 poèmes mécaniques" et le manuel "Mécasciences". Il présente des "Mécacollages" et des objets dans l’exposition "Pour conjurer l’esprit de catastrophe" au sein de la galerie Raymond Cordier à Paris.
En 1964, à New York, Erró renonce définitivement à inventer des formes personnelles. À partir d’images de la culture de masse, il compose des collages qui, souvent agrandis à l’aide d’un épiscope ou d’un projecteur, donnent lieu à des tableaux. L'année suivante, il trouve à Rome des cartes postales représentant le pape Jean XXIII, base pour la série de collages "Pope-Art".



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Erró - Exposition au Lieu d'art contemporain, Sigean - photo Layla Moget En 1966, à New York, Erró crée les collages puis les peintures de la série russo-américaine "Forty-Seven Years". En 1967, il compose, en hommage à Georges Grosz, les collages de la série "Ecce Homo", peinte en 1968. Il trouve à Cuba, dans le catalogue d’une fabrique de peinture américaine, des images d’intérieurs qui entreront dans la composition des "American Interiors" (1968).
En 1970, dans un château de la région parisienne, Erró trouve des affiches de propagande chinoise qui lui inspireront la série "4 cities" (1972). En 1975, pour le projet de réhabilitation du Moulin Stucky lancé par la Biennale de Venise, il conçoit 100 collages, dont une partie s’inspire de l’édifice lui-même et l’autre, destinée à la décoration intérieure, relate l'occupation de Venise par des forces armées chinoises.
En 1976, Erró visite la NASA de Houston où il obtient des documents visuels dont il se servira pour sa "Série spatiale". En 1978, il élabore les 28 collages des Chinois à Reykjavík pour compléter la rétrospective du Kjarvalsstaðir, musée d’Art de la Ville de Reykjavík. Il organise une projection de collages pour la lecture-spectacle de la tragédie-bouffe "Stalinade" de Jean-Clarence Lambert, au Centre Pompidou.
En 1981, se déroule sa première exposition uniquement composée de collages, au sein de la galerie Le Dessin à Paris. Pour l’affiche officielle de la Coupe du monde de football 1982, Erró conçoit un collage de plus de 500 photographies découpées dans des publications sur le football. Il compose des collages liés au thème des belles d’Afrique du Nord à partir de cartes postales coloniales françaises. En 1982, il inaugure "Hommage à la bande dessinée", un mur peint à Angoulême à partir de sa maquette-collage.
En 1983, Erró explique à des enfants sa technique du collage dans "Un mercredi pas comme les autres", film de Jean Labib pour l'émission "Vitamine" de TF1. En 1985, il expose, avec "les Paysages" de 1984, l’ensemble des "scapes", accompagné de collages préliminaires, à l’ARC 2, musée d'Art moderne de la Ville de Paris.

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Erró - Exposition au Lieu d'art contemporain, Sigean - photo originale Layla Moget
En 1986, Erró propose deux maquettes-collages, "Les Savants" et "Science-Fiction Scape", puis "Les Grands Ingénieurs" en remplacement de la seconde maquette refusée pour le décor de la médiathèque de la Cité des Sciences et de l'Industrie de Paris, inauguré en 1990. Il expose collages et peintures de la série "Contrepoints" au musée d’Art et d’Histoire de Belfort. Le FRAC Franche-Comté acquiert quatre collages de cette série.
En 1989, Erró, commence la série des "Portraits de poupées". Sur une commande du ministère de la culture pour le Bicentenaire de la Révolution française, il conçoit la sérigraphie "Paysage de la Révolution", sur la base d’un collage, et la projection d’un montage de portraits de révolutionnaires sur la façade de l’Assemblée nationale. Il participe à l’exposition "Bons baisers d'artistes" à l'Atelier des Enfants du Centre Pompidou, avec des collages conçus à partir de cartes postales de ses propres oeuvres. Erró fait une importante donation de ses oeuvres, dont 95 collages, à la Ville de Reykjavík.
En 1995, Erró travaille à la maquette-collage du "Music Scape", décor mural commandé par la Ville de Paris pour le hall d’entrée de l’auditorium des Halles et inauguré en 1997. En 1997, il conçoit la majeure partie des collages de la "Saga of American Comics", série peinte en 1998-1999. Il fait don de 30 collages au FDAC Val-de-Marne, ensemble complété par l’artiste en 2000 et en 2008.
En 2000, Erró montre les diverses étapes de sa création dans le film réalisé par Catherine Terzieff pour la série "L’Oeuvre et l’artiste" (CNDP). En 2004, la rétrospective du musée national des Beaux-Arts de La Havane intègre une série en cours d’élaboration sur la guerre en Irak, constituée d’une quinzaine de collages et d’un tirage numérique sur toile en noir et blanc fait à partir d’un collage de grand format, "God Bless Bagdad".
En 2010, la Galerie d'art graphique du Musée national d'art moderne, Paris, présente l’exposition "Erró, 50 ans de collages", reprise à l’automne par le musée des Beaux-Arts de Dôle. Le musée d’Art de la Ville de Reykjavík propose également une rétrospective de collages à partir de ses propres collections.
L’univers plastique d’Erró mêle des personnages de bandes dessinées à des figures de despote. Donald le canard et sa Daisy, Tic et Tac et autres personnages de Walt Disney, font une fréquente apparition dans son œuvre, côte à côte avec des dieux grecs et des madones. Contrastant avec ces derniers, nous voyons surgir le dictateur allemand Adolf Hitler en compagnie de son homologue irakien Saddam Hussein et du leader chinois Mao Tsé-Toung, représentés dans des proportions monumentales.
Fasciné par le monde des images issues des cultures les plus diverses, Erró collectionne tout ce qu’il peut glaner ici et là au travers de la bande dessinée, des comics, de la presse alternative, de la publicité, des dessins d’illustration et autres publications marginales. Il exploite ce réservoir d’images pour réaliser tout un monde de petites saynètes tour à tour drolatiques, ironiques ou militantes qu’il transpose sur la toile et où tout se télescope dans une détonante jubilation formelle et chromatique.

Figuration libre

Figuration libre

La paternité de la dénomination Figuration libre est attribuée à l'artiste niçois Ben Vautier.
Robert Combas a apporté à l'aube des années 1980 une nouvelle peinture figurative sur la scène artistique dès 1979 que Ben appela Figuration libre, mouvement regroupant : Rémi Blanchard, François Boisrond, Robert Combas,Hervé Di Rosa et Richard Di Rosa . Peinture faite de libertés elle parle de la société, de la violence, de la sexualité, de la souffrance des gens, de leurs petits bonheurs, de leur petitesse, de leur grandeur ... Robert Combas : « Comment vous expliquer la figuration libre moi qui l'ai inventée ? Je citerai un auteur qui n'est pas encore connu, un des rares écrivains figuratif libre : Michel Zoom. « La scène : 2 hommes se rencontrent, l'un des deux dit à l'autre : - j'ai attrapé la maladie de l'œuf, l'autre lui répond tout étonné : - tiens donc, qu'est-ce donc ? le premier de lui rétorquer: -rien ; j'ai envie d'être malade ! » Voici un texte figuration libre, une influence de blagues, d'argot, de poésie pour Michel Zoom. Pour moi une toile peut être influencée par des publicistes naïfs Africains, par l'illustration de livres d'école primaire, mélangée à Picasso ou à Miró ou alors, un dessin genre BD, plus des fausses écritures arabes, plus une peinture brute, très Dubuffet ou CoBrA. La figuration libre est une peinture qui ne renie pas ses instincts primitifs et une volonté de culture. Comme Jules Verne, sans sortir de chez moi, je suis allé à Tombouctou. »
Initiateur des principales manifestations artistiques réunissant les artistes fondateurs de la Figuration Libre, Hervé Perdriolle est considéré comme le promoteur de ce mouvement ainsi que Bernard Lamarche-Vadel qui réunit les auteurs de la Figuration Libre dans une célèbre exposition Finir en beauté. Hervé Perdriolle est l’auteur de « Figuration Libre, une initiation à la culture mass medias » publié aux Editions Axe-Sud en 1984.
Ce mouvement, très médiatisé dans les années 1980, s'est constitué autour de figures marquantes comme Robert Combas, Hervé Di Rosa, Richard Di Rosa, Rémi Blanchard, François Boisrond, Louis Jammes. Entre 1982 et 1985, ces artistes exposent à plusieurs reprises avec leurs homologues américains : Keith Haring, Jean-Michel Basquiat, Kenny Scharf, Tseng Kwong Chi, et entre autres, Crash (expositions à New York, Londres, Pittsburgh, Paris, ...). En 1985 le mouvement est représenté à la Biennale de Paris.
Dans plusieurs pays, de jeunes artistes proposent une peinture figurative et colorée. Néo-expressionnistes ou Nouveaux Fauves en Allemagne, Trans-avant-garde en Italie, Bad Painting aux États-Unis avec Julian Schnabel, Figuration libre en France.
La figuration libre s’inscrit dans le prolongement d’artistes et de mouvements historiques dont la spécificité a été l'ouverture à des formes d’expression marginalisées, comme le cubisme s'étaient ouverts à l’art africain et océanien, le surréalisme aux dessins d’enfants et à l’art des fous, le pop art à la publicité et à la bande dessinée.
Les artistes de la figuration libre ont, à travers leurs œuvres, pris la « liberté » de faire « figurer » toutes formes d’art sans frontière de genre culturel et d’origine géographique, sans hiérarchie de valeurs entre haute et basse culture. Leurs œuvres convient tour à tour, les Beaux-Arts et les arts appliqués, l’art brut et l’art cultivé, l’art occidental et non occidental, ...
En 2000, Hervé Di Rosa fonde le Musée International des Arts Modestes (MIAM) à Sète.

A voir





"La recherche du feeling. Le feeling, c'est le rythme, c'est le batteur fou dans la jungle et les danses vaudou, c'est les Rolling Stones copiant les vieux morceaux des noirs, des bluesmen, et sans le vouloir, créant une musique nouvelle. Moi, c'est un peu comme ça pour la peinture, avoir le rythme (feeling) des écritures et des peintures publicitaires chinoises, arabes, méditerranéennes. Ma peinture c'est du rock." Robert Combas

Robert Combas

Barbu Rouquin Acrylique sur toile, 2007 210 x 192 cm © Robert Combas


"Barbu rouquin blondinet prostré (ayant fumé) devant une fleur qui se met à délirer. Tout se mouvoit, tout se met à danser. Dehors, l’automne est bleu et gelé. Lui, le type il pousse du nez car l’odeur l’enivre et le "psychédélique"."
L'artiste peintre français Robert Combas naît le 25 mai 1957 à Lyon.

Robert Combas appartient au mouvement de la figuration libre. Les artistes de la figuration libre prennent, à travers leurs oeuvres, la "liberté" de faire "figurer" toutes formes d'art sans frontière de genre culturel et d'origine géographique, sans hiérarchie de valeurs entre haute et basse culture.

Combas

Peinture optimiste Acrylique sur toile, 2007 201 x 221 cm © Robert Combas

peinture Robert Combas

L’admirateur de fleurs Acrylique sur toile, 2007 202 x 185 cm © Robert Combas

Keith Haring


Keith Haring : l'expo monstre :Jusqu'au 29 juin 2008, le Musée d'art contemporain de Lyon présente l'une des plus importantes expositions jamais organisées en France en hommage à Keith Haring, artiste emblématique de la scène new-yorkaise des années 80, disparu en 1990. Il aurait eu 50 ans en 2008.
Le musée consacre la totalité de ses surfaces à l'oeuvre de l'Américain. Cette exposition exceptionnelle a été confiée au commissaire italien Gianni Mercurio et est réalisée en étroite collaboration avec la Fondation Keith Haring de New York. Elle présente un ensemble sans précédent d'oeuvres issues des plus importantes collections américaines et européennes, publiques et privées.

Figuration

nom féminin).
Action de figurer, de représenter, résultat de cette action.
Ensemble des figurants d'un spectacle.

L'art figuratif est un style artistique, en particulier dans la peinture, qui utilise comme modèles des objets du réel, les déforme ou les change pour transmettre un message. Le terme « art figuratif » est souvent pris au sens d'art qui représente le corps humain ou animal. Si cela est souvent vrai, ce n'est pas nécessairement toujours le cas. En effet, la peinture figurative représente non seulement des personnes mais aussi des objets tels qu'un vase ou une bouteille, un animal, une fleur, un paysage, et renvoie à un spectacle identifiable du réel ou d'un monde irréel né de la seule imagination de l'artiste.
Elle peut être réaliste ou stylisée. La Renaissance, le baroque, et le réalisme sont des exemples de styles artistiques d'art figuratif réaliste, dans lesquels le peintre cherche à représenter le réel (la mimésis). Des mouvements comme l'impressionnisme, l'expressionnisme, le symbolisme, le surréalisme le trompe-l'œil ou l'hyperréalisme s'inscrivent aussi dans la mouvance de l'art figuratif même s'ils ne sont pas aussi rigoureux dans leur représentation du réel.
En définitive, la peinture peut être divisée en deux catégories principales, l'art figuratif et l'art abstrait, même si, à strictement parler, l'art abstrait est une forme dérivée de l'art figuratif. La peinture abstraite ne se préoccupe pas de représenter les objets qui s'expriment par eux-mêmes. Contrairement à l'art figuratif, l'art abstrait ne cherche donc pas à représenter quelque chose, une sorte d'illusion sur le monde. Malgré tout, tant la peinture figurative que la peinture abstraite peuvent exprimer des états émotionnels, en représentant quelque chose qui a une référence à la réalité ou non, voilà la différence.


Figuration libre



Figuration narrative

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