mardi 1 février 2011

Reliquaire évaluation classe de quatrième

La Renaissance artistique est une composante de la Renaissance qui est une période de renouveau littéraire, artistique, et scientifique qui se produisit en Europe au XVIe siècle.
Un des aspects essentiels de la Renaissance en tant que période est le renouvellement des thèmes et de l'art en Europe après le Moyen Âge. Donner des repères chronologiques précis pour ce mouvement artistique est difficile. Il est couramment admis que la Renaissance artistique commence en Italie au XIVe siècle puis se diffuse dans le reste du continent, à des rythmes et des degrés différents selon la géographie. Elle est le résultat de l'arrivée massive de scientifiques, architectes, artistes et intellectuels en provenance de la cour du Sultan. Les troubles qui sévissent à Constantinople incitent au départ. La fine fleur de l'ancien empire Byzantin qui égayait la cour du sultan va importer en Europe l'astronomie, les mathématiques mais aussi la poésie et les arts graphiques.
Elle se prolonge au XVIe siècle et atteint alors dans de nombreux pays son apogée. La Renaissance ne constitue pas un retour en arrière : les techniques nouvelles, le nouveau contexte politique, social et scientifique permettent aux artistes d'innover. Pour la première fois, l'art pénètre dans la sphère du privé : les œuvres ne sont plus seulement commandées par le pouvoir religieux ou séculier, mais entrent dans les maisons bourgeoises.




Léonard de Vinci, page de croquis sur l'anatomie humaine « L'homme de Vitruve »
Une traduction du texte de la page de Da Vinci
«  […] que la Nature a distribué les mesures du corps humain comme ceci.
Quatre doigts font une paume, et quatre paumes font un pied, six paumes font une coudée : quatre coudées font la hauteur d’un homme. Et quatre coudées font un double pas, et vingt-quatre paumes font un homme ; et il a utilisé ces mesures dans ses constructions.
Si vous ouvrez les jambes de façon à abaisser votre hauteur d’un quatorzième, et si vous étendez vos bras de façon que le bout de vos doigts soit au niveau du sommet de votre tête, vous devez savoir que le centre de vos membres étendus sera au nombril, et que l’espace entre vos jambes sera un triangle équilatéral.
La longueur des bras étendus d’un homme est égale à sa hauteur.
Depuis la racine des cheveux jusqu’au bas du menton, il y a un dixième de la hauteur d’un homme. Depuis le bas du menton jusqu’au sommet de la tête, un huitième. Depuis le haut de la poitrine jusqu’au sommet de la tête, un sixième ; depuis le haut de la poitrine jusqu’à la racine de cheveux, un septième.
Depuis les tétons jusqu’au sommet de la tête, un quart de la hauteur de l’homme. La plus grande largeur des épaules est contenue dans le quart d’un homme. Depuis le coude jusqu’au bout de la main, un cinquième. Depuis le coude jusqu’à l’angle de l’avant bras, un huitième.
La main complète est un dixième de l’homme. Le début des parties génitales est au milieu. Le pied est un septième de l’homme. Depuis la plante du pied jusqu’en dessous du genou, un quart de l’homme. Depuis sous le genou jusqu’au début des parties génitales, un quart de l’homme.
La distance du bas du menton au nez, et des racines des cheveux aux sourcils est la même, ainsi que l’oreille : un tiers du visage. »


Sciences et arts

Des progrès furent marqués en médecine et en anatomie, en particulier après la première traduction de nombreuses œuvres antiques d'Hippocrate et de Galien aux XVe et XVIe siècles, et les avancées réalisées sous l'égide des auteurs antiques comprennent la résolution d'équations du troisième degré et les découvertes astronomiques de Nicolas Copernic, de Tycho Brahe et de Johannes Kepler. À la fin du XVIe siècle, Galilée avait franchi le pas et appliqué les modèles mathématiques à la physique. La géographie fut transformée par une nouvelle connaissance empirique dérivée des explorations au-delà de l'Europe et des premières traductions des œuvres antiques de Ptolémée et de Strabon. Le savoir est ensuite appliqué en dessin, en peinture et en sculpture, comme en témoignent la célèbre représentation de l'Homme de Vitruve par Léonard de Vinci ou les gravures de Dürer. Il est alors possible de définir un système de proportions idéales et de représenter fidèlement un corps humain. Les tableaux et les fresques sont plus réalistes qu'au Moyen Âge.

Les mécènes permettent aux artistes d'exercer leur art


Verrochio, Buste de Laurent de Médicis, un mécène. Conservé à la National Gallery of Art, Washington DC
Les cours princières sont les lieux privilégiés de l'épanouissement de la culture renaissante. Dans le domaine artistique, de nombreux mécènes ont constitué d'importantes collections. Ils appartiennent tous à l'aristocratie du pouvoir (princes, ducs, rois, pape) et de l'économie (grands marchands qui investissent leur argent dans la production artistique).

1. Quels sont les facteurs qui ont permis la Renaissance ?
  1. Comment le mécénat a-t-il permis l'épanouissement de la culture renaissante ?
  2. Deux œuvres vous sont présentées. Quelle est la nature de chacune d'elles ?
  3. Quels sont leurs points communs.
  4. Quelles différences majeures ont-elles avec les œuvres d'art du Moyen-Age ?
  5. Que représente l'homme de Vitruve ?
  6. L'homme de Vitruve : quel est le rapport entre le texte et le dessin ?

Reliquaire évaluation classes de cinquième

Le terme reliquaire s'applique théoriquement à tout récipient contenant des reliques, y compris les châsses, mais en pratique on le réserve à des coffrets et boîtes de plus petite taille qui ne contiennent pas le corps entier d'un saint.
On a parfois usé du terme grec de lipsanothèque (littéralement « armoire à reliques »), pour qualifier des meubles ou des reliquaires destinés à recevoir plusieurs reliques. Certains reliquaires portatifs destinés à l'exposition des reliques se sont appelés monstrances. D’autres, épousant la forme de l'objet qu'ils contiennent, sont qualifiés de topiques (ainsi les bustes-reliquaires et chefs-reliquaires qui contiennent généralement tout ou partie du crâne d'un saint, les bras-reliquaires, etc.).
On appelle staurothèque, au moins en milieu byzantin, un reliquaire contenant un fragment de la Vraie Croix.
Il existe enfin d'autres modes de conservation des reliques tels que leur insertion dans des regalia (sceptres, couronnes, mains de justice, etc.), ou leur usage comme talismans (dans des amulettes ou dans le fourreau des épées), mais on sort ici du cadre des reliquaires proprement dits.
Il s'agit donc de boîtes de taille et de forme variable, destinées à recueillir des objets précieux et vénérés.

Bras-reliquaires (église San Pedre d' Ayerbe, Espagne)
La plupart des reliquaires sont en métal, souvent argentés ou dorés. Ils peuvent être enrichis soit d’émaux, soit de pierres précieuses ou semi-précieuses.
Une vitre peut laisser entrevoir la relique dans son coffre.
Plusieurs formes géométriques sont possibles : quadrangulaire, cubique, octogonale, cylindrique ou autre.
Parmi les reliquaires topiques, les chefs-reliquaires prennent la forme soit d'une tête ou d'un buste, comme par exemple le chef-reliquaire de saint Ferréol à Naxon, du milieu du XIVe siècle[1] ou celui de saint Piat à Tournai (ci-contre).
Les bras-reliquaires les pieds-reliquaires et les jambes-reliquaires revêtent la forme générale des membres qu'ils contiennent. Vous pouvez en voir un exemple à Saint-Gildas-de-Rhuys (Morbihan).
Les reliquaires portatifs destinés à la dévotion personnelle sont d’une grande variété de formes et de matières. Charlemagne avait ainsi une relique dans la poignée de son épée Joyeuse.
Les reliquaires sont donc destinés à conserver les restes matériels de saints personnnages ou d'autres objets qui ont été sanctifiés par leur contact. Ils servent à les préserver de la corruption et des souillures. C'est pourquoi on utilisa de moins en moins le bois, et de plus en plus le métal, au moins pour les reliques les plus précieuses.
Ils servent à en garantir l'authenticité et l'intégrité. C'est pourquoi ils sont le plus souvent scellés et parfois munis de chartes rédigées et signées par un évêque.
Ils servent à exposer les reliques à la piété des fidèles, soit dans l'église même, soit lors de procession. Au départ en effet les reliques étaient conservées sous les autels des églises ; mais à partir du XIIe siècle on les exposa à la piété des fidèles, soit sur l'autel, soit sur une « tribune d'ostension »[2], ou encore dans des reliquaires portatifs appelés monstrances. Les reliquaires portatifs étaient parfois utilisés pour être montrés aux fidèles lors de tournées destinées à collecter des fonds.
Une autre fonction du reliquaire, ou plutôt des ornements précieux du reliquaires, était de manifester la gloire et le prestige du saint dont il contenait les restes, et au-delà du saint lui-même, la gloire et le prestige de la communauté qu'il protégeait. En même temps c'était une sorte de placement, car, en cas de crise, le reliquaire pouvait être fondu. En tant qu'objets précieux, les reliquaires étaient conservés dans le Trésor des églises avec les autres pièces d'argenterie, comme les calices.
La splendeur du reliquaire avait aussi pour fonction de commémorer la générosité du ou des donateurs qui en avaient financé la fabrication ou l'enrichissement. Le souvenir du donateur pouvait en effet être porté sur le reliquaire soit par la représentation de son blason, ou encore celle de son saint patron, ou encore par une inscription.
Reliquaire en bois recouvert d'Argent et orné de bronze et d 'émai, Ecosse VIII ème siécle.
Chef-reliquaire de saint Baudime (St Nectaire, France)
Reliquaire de la crèche (basilique Sainte-Marie-Majeure, Rome)
Lipsanothèque de Sainte-Anastasie (Rome)
Reliquaire de la colonne de la Flagellation (Ste Praxède, Rome)
Reliquaire de Saint Louis, à la Basilique San Domenico (Bologne).
Buste reliquaire de Saint Mauxe (Acquigny – Eure – Normandie)
  1. Qu'est ce qu'une lipsanothèque ?
  2. Qu'est ce qu'un reliquaire ?
  3. Où les trouve-t-on ?
  4. Quelles sont les différents formes des reliquaire ?
  5. Quel matériaux sont utilisés ?
  6. Quel est la fonction du reliquaire ?
  7. Un reliquaire est-il une oeuvre d'art ? Argumentez.

Psyché évaluation classe de sixième

L’Antiquité gréco-romaine et sa mythologie ont été, à différentes périodes,  une importante source d’inspiration pour les artistes ; la Renaissance d’abord aux XVe et XVIe siècles, puis la période classique comme l’époque baroque au XVIIe siècle  et la phase néo-classique aux XVIIIe et début du XIXe. La diversité des thèmes (légendes, divinités) comme la multiplicité des décors antiques ont fourni le sujet de bien des œuvres d’art et affirmé la prédominance de la culture gréco-latine.

Psyché (en grec ancien Ψυχή / Psykhế)


Psyché est la fille d'un roi. Elle a deux sœurs aînées. Les trois jeunes femmes sont d'une extrême beauté, mais seules les deux sœurs de Psyché trouvent un époux. Les autres prétendants trouvent Psyché de toute beauté, ils lui vouent même des cultes, adorent la contempler mais ne la demandent jamais en mariage. En effet, la jeune princesse est tellement belle que des milliers de personnes viennent la contempler et l'adorer comme une divinité. Aphrodite, jalouse de la beauté de la jeune fille et offensée par un tel sacrilège, ordonne à Éros de la rendre amoureuse du mortel le plus méprisable qui soit. Cependant, alors que le dieu s'apprête à remplir sa mission, il tombe lui-même amoureux de Psyché en se blessant avec l'une de ses propres flèches.
Le père de Psyché, désespéré de voir que sa fille ne trouve pas d'époux, se rend à Delphes pour supplier Apollon de permettre à Psyché de se marier. La Pythie est catégorique : Psyché doit être abandonnée sur un rocher au sommet d'une colline, où viendra la chercher son futur époux, un monstrueux serpent volant. Apeuré mais résigné, le père de Psyché exécute les ordres divins et abandonne Psyché à son funeste destin. Cependant, Zéphyr, le doux vent de l'ouest, emporte la jeune femme jusqu'à une merveilleuse vallée. Il dépose délicatement la princesse dans l'herbe tendre, non loin d'un magnifique palais fait d'or, d'argent et de pierres précieuses. Psyché y pénètre et y découvre un savoureux festin qui l'attendait. Après ce repas, elle s'endort dans une chambre somptueuse.
Plus tard dans la nuit, son mystérieux époux (Éros) la rejoint, lui demandant de ne jamais chercher à connaitre son identité, cachée par l'obscurité de la chambre. Toutes les nuits, il lui rend visite puis la quitte avant l'aurore. La jeune femme apprécie de plus en plus les étreintes et les mots doux qu'ils échangent alors. Rien ne manque au bonheur de Psyché, si ce n'est de connaître le visage et le nom de son amant nocturne, et de revoir sa famille. Ses deux sœurs, amenées au palais par Zéphyre, sont folles de jalousie face à tant de richesse et de bonheur. Elles cherchent à persuader Psyché que son époux n'est rien d'autre qu'un horrible monstre qui finira par la dévorer. Terrifiée à cette idée, elle profite du sommeil de son amant pour allumer une lampe à huile afin de percer le mystère. Elle découvre alors le jeune homme le plus radieux qu'elle ait jamais vu. Mais une goutte d'huile brûlante tombe sur l'épaule du dieu endormi, qui se réveille aussitôt et s'enfuit, furieux d'avoir été trahi.
L'Enlèvement de Psyché, par William Bouguereau
Folle de chagrin et de remords, Psyché se jette dans une rivière. Mais la rivière compatissante la dépose sur la berge, où est assis le dieu Pan. Ce dernier conseille à Psyché de tout faire pour reconquérir l'amour d'Éros. Alors la princesse part à la recherche de son amant. Elle erre de temple en temple, sans succès. Enfin, elle parvient au palais d'Aphrodite, qui la soumet à toutes sortes d'épreuves, comme une esclave :
  • D'abord elle doit trier, en une soirée, un énorme tas de grains de variétés différentes. Par bonheur, des fourmis, prises de pitié, l'aident à accomplir sa tâche et le tas est trié à temps.
  • Ensuite, elle est contrainte de rapporter à Aphrodite de la laine de moutons à la toison d'or, qui paissent dans un pré au-delà d'une dangereuse et profonde rivière. Un roseau, ému par l'infortune de la jeune femme, lui indique la marche à suivre.
  • Puis elle doit rapporter de l'eau du Styx, puisée à même la source. Cette dernière se situe au sommet d'une haute montagne gardée par des dragons. Cette fois, c'est l'aigle de Zeus (le dieu des dieux) qui vient au secours de Psyché, tandis qu'elle gravit la montagne. L'aigle va remplir une fiole avec de l'eau du Styx, et la remet à Psyché.
  • Enfin, la jeune femme doit mettre dans une boîte une parcelle de la beauté de Perséphone, la reine des Enfers. Épuisée, Psyché est à nouveau tentée de mettre fin à ses jours. Elle est sur le point de se jeter du haut d'une tour, quand soudain la tour commence à lui parler, la convainc de rester en vie et lui indique même comment réussir cette épreuve. Ainsi elle parvient à récupérer une parcelle de la beauté de Perséphone. Mais sa curiosité la perd une seconde fois : pensant que la beauté de la déesse l'aidera à reconquérir Éros, Psyché ouvre la boîte et aussitôt, plonge dans un profond sommeil, pareil à la mort.
Entre-temps, Éros s'est échappé du palais de sa mère, qui l'y avait enfermé. Toujours épris de Psyché, il la ranime doucement avec la pointe d'une de ses flèches. Puis il l'emmène devant Zeus en personne, qui convoque les dieux de l'Olympe (dont Aphrodite, enfin apaisée) et annonce publiquement le mariage d'Éros et Psyché. Celle-ci est invitée à consommer l'ambroisie, ce qui lui confère l'immortalité. Le dieu et la nouvelle déesse sont alors unis en présence de tout le panthéon, et un merveilleux banquet s'ensuit.
Quelque temps plus tard, Psyché donne à Éros une fille, nommée Volupté. L'amour (Éros) et l'âme (Psyché) sont ainsi réunis pour l'éternité.


  1. Quel est la nature des deux oeuvres présentées ?
  2. Qui sont les deux personnage ?
  3. Psyché est elle une déesse ? Argumentez.
  4. Relevez quatre points communs entre ces deux oeuvres
  5. Quel est l'atitude des deux personnages ?
  6. Que symbolise ce couple ?

Fiches d'études d' Oeuvres

 Deux exemples de fiche d'étude d'oeuvres glanné sur le web.


Mode d’emploi
de la fiche-élève LIRE UNE IMAGE
Sujet
Dire en quelques mots quel est le sujet de l’image. L’idéal est de lui donner un titre voire
un sous-titre.
Impression
Préciser quelle est la première impression que fait cette image, quelle réaction elle
provoque. La noter par écrit. Si l'image est réussie, l'analyse des caractéristiques
techniques permettra de comprendre comment cette image a créé en nous cette
impression première
Technique
De quel type de représentation s’agit-il ? Peinture, statue, dessin, gravure, photo, etc.
Format
Dimensions de l’image en réalité. Il n'est pas toujours facile de répondre à cette question.
Mai elle mérite d'être posée. Peu de gens ont vu Guernica et ils en ignorent donc les
véritables dimensions, or la taille de cette oeuvre est un de ses éléments marquants.
Contexte
Où l’image est-elle normalement vue ? Musée, panneau publicitaire, magazine, album de
famille, décoration d'un intérieur ou d'une institution, etc.
Cadre
Valeur de cadre ? Gros plan, plan rapproché (plan poitrine ou plan taille), plan américain,
plan moyen, plan ½ ensemble, plan d'ensemble (ou plan général)
Angle
Plongée, contre-plongée, angle plat
Lumière
D’où vient la lumière (les lumières) ? Quelle est son intensité ? Est-elle naturelle ou
artificielle ? naturaliste ou spectaculaire ?
Couleur
Couleur(s) dominante(s), intensité(s), nuances, etc.
Composition
Comment l’image est-elle structurée ? (Faire un croquis)
points forts de l’image (ligne des tiers, nombre d’or)
lignes : parallèles, perpendiculaires, cercle, triangle
s’il n’y a pas de ligne visible : zones d’ombre, de lumière, de couleur.
Profondeur
Y a-t-il une grande ou une faible profondeur de champ ?
Perspective
L’image donne-t-elle-l’impression d’être plate? Suggère-t-elle au contraire qu’elle est en
trois dimensions?
Dénoté
Décrire l’image le plus objectivement possible : préciser quel est indiscutablement le
contenu de l’image
Connoté
Dire ce que l’image suggère pour vous (donc de façon très personnelle et subjective)





Analyser une image

Sujet


Impression

Technique

Format

Contexte

Cadre

Angle

Lumière

Couleur


Composition
&
Profondeur

Dénoté

Connoté



Expression libre

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L' annonciation, Fra Angelico

L'annonciation




Fiche d'identité

L'annonciation Fra Angelico 1433 Retable 150/180 cm

Fra Angelico

Guido di Pietro est né en 1387 dans le petit village toscan de Vicchio di Mugello. Son enfance et sa prime jeunesse nous restent inconnus. Il devient frère dominicain observant à Florence et dès 1423 est connu comme peintre sous le nom de Frate Giovanni di San Domenico da Fiesole. Il recevra plus tard le surnom de Fra Angelico et après sa mort celui de Beato Angelico.

C'est à Florence qu'il étudie la peinture à une époque où s'est amorcé un grand tournant dans cet art, particulièrement par l'introduction des règles de la perspective qui donnent dorénavant de la profondeur dans les tableaux.

En 1436, Fra Angelico est transféré au couvent de San Marco de Florence. Les Médicis financent la restauration des bâtiments et le chargent d'en exécuter la décoration. C'est ainsi qu'une grande partie de l'oeuvre du peintre n'est visible que dans ce couvent qui a été transformé en musée.

Le talent de Fra Angelico atteint une telle renommée que le pape Eugène IV l'appelle à Rome pour décorer la chapelle du Saint Sacrement de la Basilique Saint Pierre.
En 1450, il devient archiprêtre de Florence et est une fois demandé à Rome pour réaliser les peintures de la chapelle de Nicolas V. C'est dans cette ville que le moine décède en 1450. il est enterré dans l'église de Sainte Marie de Minerve.

Jean-Paul II l'a béatifié en 1984 et l'a déclaré Saint Patron des Artistes.



Ses influences

Le talent de Fra Angelico s'est révélé très tôt et à 20 ans, le tout jeune moine est déjà un peintre confirmé.
A son entrée au couvent, il exerce d'abord son art en réalisant les enluminures des missels mais très vite il préférera s'exprimer sur des retables ou dans les fresques murales.

Il utilise la détrempe, peinture dont les pigments sont liés avec du blanc d'oeuf ou de la gomme d'arbre par exemple.

Si ses premières oeuvres gardent les caractéristiques de la peinture médiévale, elles vont rapidement évoluer lorsque l'artiste va étudier les nouvelles techniques. Ce début de la Renaissance a vu en effet naître un nouveau courant artistique rompant avec l'art gothique. C'est Giotto en particulier qui va se dissocier des représentations traditionnelles, privilégiant la réalité des traits par rapport à la beauté allégorique et en introduisant la perspective.

Fra Angelico était un homme principalement tourné vers Dieu et vers les préceptes de son ordre : pauvreté et ascétisme. Devant le relâchement des règles dominicaines, il va s'attacher à empreindre chacune de ses toiles d'un profond mysticisme. On remarque cette volonté principalement dans les fresques ornant les cellules du couvent San Marco, elles sont souvent dépouillées à l'extrême afin que rien ne vienne distraire les pensées des occupants des chambres et pour les aider à centrer leur existence sur les Mystères.

Il attache également beaucoup d'importance aux jeux de lumière et des couleurs pour magnifier les personnages et parfois certains éléments de la nature.
L'annonciation de CortoneUn des thèmes fréquemment abordés par Fra Angelico est celui de l'Annonciation dont voici quelques exemples :

L'Annonciation exposée au Musée diocésain de Cortone, datant de 1433/34. Dans ce tableau, le point central est occupé par la porte de la chambre et par le rideau rouge qui la dissimule, pouvant symboliser le sang que la Vierge est prête à verser. Cette composition illustre le Mystère de l'Incarnation. Le dialogue entre la Vierge et l'Ange s'inscrit en lettres d'or. La réponse de Marie est transcrite de droite à gauche et à l'envers, une partie de la phrase est dissimulée par la colonne. Cette phrase est donc illisible pour le spectateur mais est tournée de manière à être comprise de Dieu. Dans le lointain, on peut voir Adam et Eve chassés du Paradis et à gauche de la scène principale, Fra Angelico a représenté le jardin de Marie.




L'annonciation de San Marco (1)

L'Annonciation : fresque murale décorant la cellule 3 du couvent San Marco de Florence, datant de 1440. la composition est ici extrêmement simplifiée. La maison et le jardin ont laissé place à une cellule sans aucun ornement. Les couleurs en demi-teintes achèvent de donner une impression de dépouillement. Sur la gauche se profile la silhouette de Saint Pierre.



L'annonciation de San Marco (2)

L'Annonciation fresque située dans le couloir sud du couvent de San Marco, datant de 1450. Cette peinture a été réalisée par Fra Angelico dans les dernières années de sa vie et plusieurs années après les autres fresques du couvent. Elle se situe entre la simplicité de la fresque de la cellule 3 et les oeuvres des musées du Prado et de Cortone. Le jardin est de nouveau présent et la Vierge est peinte dans une maison et non une cellule. Marie et Gabriel sont en grande conversation et on peut remarquer que celui-ci a une attitude plus soumise et plus respectueuse alors que dans les autres tableaux il domine la Vierge. La lumière éclaire l'intérieur de la pièce, soulignant ainsi l'importance de l'échange entre les deux personnages.



L'annonciation du Prado

L'Annonciation exposée au Musée du Prado de Madrid, datant de +/- 1430. cette interprétation de l'Annonciation par Fra Angelico est certainement la plus riche en décors. Elle place également l'Ange Gabriel au centre de la composition. C'est lui le principal personnage et non Marie. Il faut noter également que la scène où Adam et Eve sont chassés du Paradis prend plus d'importance que dans les Annonciations plus tardives. Cette partie du tableau a par ailleurs été à l'origine d'une controverse. En effet certains théologiens refusent d'attribuer cette oeuvre à Fra Angelico déclarant qu'un homme autant tourné vers la religion et le mysticisme que lui n'aurait jamais représenté cette scène dans le jardin pur de Marie.